7 questions à Cyril Benzaquen

Nos questions à… Cyril Benzaquen, boxeur professionnel et Champion du Monde de boxe Thaï. Cyril Benzaquen a accepté de répondre à nos questions. Il combine son sport et ses études et nous raconte son parcours.

Ta discipline est peu médiatisée en France. Est-ce simple de trouver des sponsors ?   

Ma discipline qui est pourtant assez développée en France aussi bien en termes d’adhérents que de résultats sportifs est assez mal médiatisée. D’une manière générale j’ai pu constater que la boxe Thaï souffrait d’une mauvaise image auprès du large public. En effet, on rattache assez souvent cette discipline à une catégorie sociale populaire en mettant en avant plus l’aspect contact du sport que toute la discipline, la rigueur et l’implication des athlètes.

Il n’est donc pas aisé de trouver des sponsors aujourd’hui pour un boxeur bien qu’il soit professionnel. L’image que perçoit l’entreprise de la boxe n’est en générale pas favorable alors que la plupart des facteurs clés de succès sont communs tel que l’engagement personnel.

Aujourd’hui, j’essaie de véhiculer au travers de mon parcours atypique le vrai visage de ce sport sain particulièrement formateur et constructeur afin d’intéresser des sponsors d’un nouveau genre.

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Que recherches-tu chez un sponsor ? Peux-tu nous décrire la relation que tu as avec un ou plusieurs d’entre eux ?

Je suis aujourd’hui au plus haut niveau dans ma discipline et malgré cela je ne peux pas en vivre pleinement et je suis handicapé par rapport à d’autres boxeurs étrangers qui peuvent en vivre.

L’objectif du sponsor à mes yeux est de pouvoir endosser mes charges d’entrainement et me permettre de me concentrer pleinement dans mon sport afin d’atteindre le plus haut niveau international. Le soutien d’un sponsor que j’attends est prioritairement financier afin d’avoir l’esprit libérer à chaque fin de mois, et de savoir que je peux m’entrainer à fond sans me soucier d’avoir un revenu annexe. C’est pourquoi je m’efforce à faire le plus d’apparitions médiatiques au-delà des combats retransmis en télévision et de la sphère sportive afin de susciter au maximum l’intérêt des entreprises.

Aujourd’hui, mes relations avec mes sponsors sont assez simples et peu contractuelles, il s’agit généralement de marque de vêtements (Rumble, David Averdy, Qhuit), je mets en avant la marque et certaines collections au travers de médias et je perçois en échange des dotations en vêtements. Mes relations fonctionnent d’abord au feeling et au rapport humain que j’entretiens avec l’entreprise, à savoir les valeurs qu’elle véhicule.

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Gères-tu tes réseaux sociaux seul ? As-tu un « coach » pour cela ?

Je gère principalement seul mes réseaux sociaux, mais depuis quelques mois je bénéficie de l’aide d’une amie qui joue le rôle de mon attaché de presse (Camille Doyet) en me conseillant sur différentes marges de manœuvre. De même, elle m’a orienté vers des réseaux sociaux sur lesquels je n’étais pas présent afin de renforcer ma visibilité « online ». J’ai profité de la période d’été plus calme pour me concentrer sur l’aspect professionnel de ma carrière.

Pour toi, quel sportif (français ou international) gère bien sa communication sur les réseaux sociaux ?

J’apprécie tout particulièrement la manière dont Floyd Mayweather (boxeur américain) gère sa communication, car il fait cela en gros, il communique en grand et donne de l’engouement pour les spectateurs.

Peux-tu nous décrire ce que tu aimes dans sa/leur manière de communiquer ?

Mayweather fait les choses en grand, beaucoup de ses entrainements sont médiatisés, il sait comment acquérir de nouveaux fans.

Peux-tu citer une campagne de communication ou une publicité (domaine sportif) qui t’a marqué et pourquoi ?

J’aime beaucoup l’association de l’univers du luxe avec celui du sport notamment avec des campagnes comme ont pu faire David Beckham ou Zinédine Zidane avec Dior.

Celle qui m’a le plus marqué est celle réalisée cette année par Jean Marc Mormeck pour la marque Mauboussin car il n’était pas attendu sur ce terrain-là et je trouve qu’il a particulièrement bien endossé son rôle de modèle en « redorant » l’image de la boxe.

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Tu es professionnel mais tu continues également tes études, comment arrives-tu à combiner les 2 ? Tes études ont-elles un rapport à la boxe et l’évolution que tu souhaiterais donner à ta carrière ?

Oui je suis effectivement professionnel dans ma discipline et grâce au soutien de mon entourage notamment ma famille et mon entraineur j’ai été poussé à poursuivre mes études après l’obtention de mon DUT (BAC +2). J’ai ainsi pris le choix de poursuivre mes études plus par rapport à ma carrière de boxeur que pour mon avenir professionnel, en effet j’ai vu dans les études une opportunité de me différencier des autres athlètes et de démocratiser ma discipline. Aujourd’hui je réalise l’importance de ce choix pour ma vie future.

Cette année j’ai obtenu mon Master 1 en Marketing à l’Université de Paris Dauphine, combiner ces deux activités demande de la rigueur et beaucoup de sérieux, je suis un homme de challenge et c’est un défi de plus à relever pour moi. Je fais mes études dans une des plus prestigieuse Université de France ce qui témoigne de ma volonté d’être dans le haut niveau dans plusieurs domaines, je n’aime pas faire les choses à moitié.

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Aujourd’hui je me considère comme un homme d’affaire gérant plusieurs « business », je suis un professionnel de la boxe qui est ma principale activité mais également mes études et aussi un peu de mannequinat. Gérer différentes carrières simultanément m’a permis de développer des qualités organisationnelles et de témoigner de ma détermination à atteindre mes objectifs. Par exemple cette année, je suis devenu Champion de France, d’Europe et du Monde de Boxe Thaï et parallèlement j’ai décroché mon année avec succès et été accepté dans le Master 2 pour lequel je prétendais.

Pour parvenir à réaliser mes envies je me suis énormément impliqué (25 à 30 heures d’entrainement par semaine), en mettant toutes les chances de réussite de mon côté comme une hygiène de vie draconienne et sacrifier ma vie de « jeune étudiant ». Mes études me servent actuellement et me permettront surtout de me développer à l’issue de ma carrière sportive.

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