Le Paris Saint-Germain est le 5ème club le plus riche d’Europe

Voilà le genre de nouvelles qui va ravir la direction du Paris Saint-Germain. Le cabinet d’études Deloitte a dévoilé la nouvelle édition de son étude Football Money League, dans laquelle le Paris Saint-Germain occupe donc la 5ème place au classement.

Le Real Madrid et Barcelone sont les plus grands « Moneymakers » du monde du football, et ce pour la 5ème année consécutive, tandis que Manchester United a perdu sa place parmi les trois clubs les plus riches pour la première fois de l’histoire de ce classement.

Manchester United, qui vit une période difficile sur les terrains sous la direction du nouveau manager David Moyes, a chuté à la quatrième place derrière le champion d’Europe, le Bayern Munich de Franck Ribéry.

La plus forte croissance en 2012-13 est donc à attribuer au Paris Saint-Germain, qui bondit de la 10ème à la 5ème place, notamment grâce à sa période du début de l’année 2013 où les profits du club ont explosé grâce à la présence de la superstar David Beckham.

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Madrid est resté en haut du classement pour la neuvième année consécutive après que les recettes aient légèrement augmenté à 518,9 millions d’euros, tandis que son rival espagnol de toujours, le FC Barcelona a engrangé la somme de 482,6 millions d’euros de revenus.

« Le Real Madrid reste solidement en tête de cette Money League, même si le club a connu une saison 2012-13 sans trophée », a déclaré Dan Jones, associé au sein du département sport chez Deloitte. « Malgré des conditions économiques difficiles, en particulier en Espagne, la capacité du club à générer d’importants revenus commerciaux à l’échelle nationale et internationale est essentielle à leur succès. (…) Cela a permis de creuser l’écart avec leurs plus proches rivaux de la Money League, le FC Barcelona, 36 millions d’euros derrière. Les deux clubs espagnols jouissent d’importants revenus issus des droits TV négociés individuellement, contribuant largement en leur faveur dans leurs chiffres d’affaires par rapport à leurs homologues européens. »

En Allemagne, le revenu du Bayern Munich a bondi de 17% pour atteindre 431.2 millions d’euros. Un véritable succès hors du terrain alors que les joueurs du club remportaient tout sur leur passage : Ligue des Champions, Bundesliga, Coupe d’Allemagne, Super Coupe d’Europe et Championnat du Monde des Clubs.

Pour United, la croissance a été plus lente : 13% pour atteindre les 444 millions d’euros alors que l’équipe remportait le dernier championnat de l’ère Fergusion.

« C’est la première fois Manchester United ont abandonné les trois premiers mais le Bayern a eu une année exceptionnelle », a déclaré Jones. « L’année prochaine, United aura Chevrolet en partenaire maillot et de nouveaux et nombreux sponsors et partenaires dans leurs comptes. De plus, la négociation du nouveau cycle des droits TV de la Premier League prendra effet (5.5 milliards de livres au global pour le championnat), nous sommes donc confiants que Manchester United retrouve sa place dans le top trois. » Mais en Premier League, United est septième, 14 points derrière le leader Arsenal, et va entamer la lutte pour obtenir l’une des quatre places qualificative pour la Ligue des Champions.

La Ligue des Champions, un objectif qui va devenir obligatoire et incontournable pour le club car la qualification entraine quasi directement un revenue garanti de 50 millions d’euros en terme de droits TV et de billetterie à Old Trafford.

L’étude Football Money League révèle les revenus des deux clubs n’ayant pas encore publié officiellement leurs comptes à savoir le Paris Saint-Germain et Manchester City, qui font face à un défi de taille : se conformer au Fair Play Financier imposé par l’UEFA et éclaircir la situation quant aux contrats de sponsoring liés directement à leurs propriétaires.

Le Paris Saint-Germain a vu ses revenus augmenter de 180% pour passer à 398.8 millions d’euros après avoir remporté la Ligue 1 pour la première fois en 19 ans. « Nous nous attendons à les voir devenir un pilier dans le top 5 dans les années à venir, soutenu par leurs propriétaires qataris ambitieux et apportant un important soutien commercial », a déclaré Austin Houlihan de Deloitte .

La signature de David Beckham dans la deuxième partie de la saison 2012-2013 a servi à renforcer le profil et l’image du club dans le monde. Mais par dessus tout, le succès commercial hors du terrain se traduit par une amélioration des performances sur le terrain pour le club. A noter que le PSG détient parmi tous les clubs la première place des revenus issus des partenariats commerciaux avec 255 millions d’euros, largement expliqué par le partenariat avec QTA (Qatar Tourism Authority), les partenariats avec Microsoft, Panasonic, Hublot et le renouvellement avec son équipementier Nike.

Pour Manchester City, le chiffre d’affaires a augmenté de 17% pour atteindre 331.5 millions d’euros en dépit du manque de trophées de l’équipe détenue par Abu Dhabi la saison dernière.

Quant au reste du Big Four de la Premier League, Arsenal et Chelsea ont vu leur chiffre d’affaires baisser légèrement pour atteindre respectivement 318 et 298 millions d’euros.

Pour finir, Deloitte met en avant dans son étude la domination des « Big Five » championnats Européens même si quelques clubs étrangers commençaient à montrer des signes intéressants. En effet, la présence de clubs comme Galatasaray et Fenerbahce ou encore du club brésilien des Corinthians dans le top 30 montre l’émergence de ces pays dans l’ordre mondial du football.

Pour les intéressés, cliquez sur le lien ci-contre pour lire l’intégralité de Deloitte Football Money League 2014.

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