La Formule E à Paris, ça continue (au moins) jusqu’en 2022

La conférence de presse de présentation de l’e-Prix de Paris 2019 s’est tenue ce mercredi 3 avril en présence de plusieurs décideurs de la Formule E. Son président Alejandro Agag a annoncé le vote au Conseil de Paris de la signature d’une convention autorisant l’organisation du Paris E-Prix pour (au moins) 3 années supplémentaires.

Cette 4ème édition de l’e-Prix de Paris verra 22 monoplaces « Gen 2 » se disputer la victoire autour des Invalides. Le spectacle devrait être au rendez-vous sur la piste, avec le champion en titre Jean-Eric Vergne qui espère s’imposer pour la deuxième fois consécutive à domicile, mais aussi autour du circuit avec le groupe Synapson qui sera aux platines. Les organisateurs ont aussi évoqué l’important travail de terrain sur l’acceptabilité de la course réalisé auprès des différentes parties prenantes, qu’elles soient politiques, institutionnelles et citoyennes. Sportsmarketing.fr était présent durant cette conférence de presse dont voici les principales déclarations :

Alejandro Agag, président de la Formule E : « Le championnat de Formule E est plus intéressant que jamais ! Sur cette première moitié de saison 5, nous avons lancé la Gen 2 qui dure toute la course, le mode attaque, et nous avons eu six vainqueurs appartenant à six écuries différentes en six courses. Et la saison européenne arrive avec Rome, Paris, Monaco, Berlin et Berne avant la finale à New-York. Je crois donc que nous sommes au meilleur moment de l’histoire de la Formule E, avec encore de belles perspectives devant nous puisque Mercedes et Porsche nous rejoignent l’an prochain. Je suis ravi d’annoncer que le conseil de Paris a accepté de prolonger l’e-Prix de Paris pour trois éditions supplémentaires, jusqu’en 2022 donc. »

Alejandro Agag
Alejandro Agag

Jean Eric Vergne, champion 2017/2018 (DS Techeetah) : « Sanya nous a fait beaucoup de bien après trois courses d’affilée hors des points. Nous sommes restés soudés avec le team pour faire ce week-end parfait en Chine (ndlr : 2ème place en qualifications, victoire lors de la course) qui nous remet dans le jeu au championnat. Il n’y a aucun pilote qui a connu un début de saison facile. Ni Bird, ni Da Costa, ni Di Grassi, ni D’Ambrosio. On voit souvent les premiers du championnat partir très loin sur la grille à cause du format de qualification qui les fait rouler en début de qualifications donc sur piste sale. La piste des Invalides est le week-end le plus stressant de la saison. Ce sera un grand week-end pour moi d’autant plus que j’ai gagné en 2018 ! J’espère pouvoir redonner une belle victoire au public parisien. »

"JEV" face à la presse
« JEV » face à la presse

Xavier Mestelan-Pinon, directeur de DS Performance : « On savait que notre équipage était performant. Concrétiser à Sanya nous libère d’un poids et permet de travailler plus sereinement pour la suite. Ce qui est important pour nous c’est d’arriver à mi-saison en étant en position de se battre pour le titre. La marque DS Automobiles est née à Paris et veut mettre en avant son électrification, en particulier à Paris qui est la plus belle course du championnat. Nous avons deux excellents pilotes pour y briller. »

La DS Techeetah garée en plein coeur de Paris !
La DS Techeetah garée en plein coeur de Paris !

Jérôme Hiquet, directeur marketing de la Formule E : « La France est une étape clé de la Formule E avec tout un écosystème bien présent et bien établi : il y a des partenaires comme DS, les diffuseurs comme Canal+ et Eurosport, une marque comme Moët & Chandon et puis bien sur le champion en titre Jean-Eric Vergne avec sa notoriété. Les fans nous suivent de plus en plus et les audiences TV sont en forte croissance. On sait que nos fans sont relativement jeunes, qu’ils aiment l’alliance entre sport et mission sociétale, qu’ils sont très engagés et qu’ils aiment la proximité avec les pilotes. L’e-Prix de Paris sera ouvert dès le vendredi 26 avril et sera une grande fête avec la piste au parisiens, le village, et le groupe Synapson qui viendra mixer en soirée ! Nous attendons 50 000 personnes sur ces 48 heures. »

Géraldine Pons, directrice des sports d’Eurosport France : « Avec la Formule E on arrive à proposer quelque chose de nouveau aux téléspectateurs. C’était une nécessité de proposer quelque chose de nouveau dans les sports mécaniques, d’autant plus qu’il y a de vraies questions écologiques qui se posent aujourd’hui. La Formule E s’est bien développée, elle a su aller vers ces questions tout en gardant une dimension spectaculaire. Sur l’Europe, les audiences des courses enregistrent une hausse de + 33 % par rapport à l’année dernière. »

Didier Lahaye, directeur adjoint des sports du groupe Canal+ : « La Formule E a toute sa place dans notre offre de sports mécaniques avec la F1, le WRC et le Moto GP. Nous avons une vraie communauté de fans qui suivent ces disciplines et des audiences en hausse sur la Formule E. C8 diffusera l’e-Prix de Paris avec Margot Laffite et Loîc Duval sur la grille. »

Eric Barbaroux, président d’Electric Formula : « L’acceptabilité politique pour organiser une course en ville est très importante. En effet, il y avait quatre contraintes face à nous : la contrainte sportive, la contrainte technique, la valorisation marketing et l’acceptabilité politique. A Paris, il y a la mairie centrale, les mairies d’arrondissements et la préfecture en charge de l’ordre. Nous avons très bien travaillé avec la Mairie de Paris ainsi qu’avec la Mairie du 7ème arrondissement. C’est un travail permanent avec les élus, les commerçants et les riverains. »

Pierre Gosselin, associé Electric Formula : « Je me souviens de la phrase d’Anne Hidalgo qui disait que la Formule E est un cadeau pour Paris. Au bout de quatre ans, une très grande majorité de parisiens sont heureux d’accueillir la course. Rachida Dati invite les écoles du 7ème arrondissement : nous recevons une centaine d’élèves qui peuvent d’ailleurs rencontrer les pilotes. Tout le monde fait un effort. On écoute beaucoup les riverains et les commerçants. On envoie une lettre à 12 000 personnes de l’arrondissement pour les accompagner. Cela se passe bien et on peut revenir chaque année.

Photo titre : Jean Michel Le Meur / DPPI

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