Apple et McLaren, quels enjeux ?

Apple voudrait racheter McLaren… les affirmations du Financial Times ont été démenties par McLaren : « Nous pouvons confirmer que McLaren n’est pas en discussion avec Apple en ce qui concerne tout investissement potentiel », a laconiquement déclaré à l’AFP un porte-parole du constructeur. Mais tout de même, l’occasion est donnée pour mettre en perspective les enjeux liés à ces spéculations qui ont fait le buzz.

Le Financial Times a enflammé la toile en affirmant qu’Apple souhaitait enrôler le constructeur automobile McLaren, bien connu pour sa prestigieuse écurie de Formule 1 mais aussi pour ses luxueux supercars. Le constructeur britannique évalué entre 1.2 et 1.7 milliards d’euros vend ses voitures de sport depuis 1992. Il se situe sur un créneau très haut de gamme, le prix de ses bolides étant compris entre 150 000 et plus de 1 million d’euros.

De son côté et pour répondre à la baisse des ventes de l’I Phone, Apple cherche un nouveau produit révolutionnaire, et ce n’est plus un secret que la marque à la pomme a des ambitions dans l’automobile et la voiture électrique autonome. Début septembre et selon le New York Times, Apple venait de remercier des dizaines d’ingénieurs affectés au projet « Titan », programme d’Apple pour construire une voiture autonome. La pomme, qui avait recruté des centaines d’ingénieurs autour de ce projet durant ces deux dernières années (notamment chez Mecedes et Tesla), leur aurait alors expliqué vouloir « réinitialiser » ce projet. Investir dans McLaren permettrait à Apple d’avoir accès à l’expertise de ses ingénieurs et aux technologies de pointe développées depuis des années au sein de son centre de recherche, sans oublier son portefeuille de brevets. L’idée est de mettre un pied dans l’industrie automobile via une marque aussi innovante et très prestigieuse.

Apple entend révolutionner la vie quotidienne sur des besoins essentiels, comme communiquer, et c’est ce qu’elle a fait avec en particulier l’iPhone. Prochain enjeu, agir sur un autre besoin essentiel du quotidien : se déplacer. Sauf que plusieurs acteurs du secteur technologique travaillent sur des voitures sans chauffeur, notamment Alphabet avec la  Google Car ou Uber.

Mais pour cette éventuelle vente autour de la voiture connectée avec le constructeur McLaren et/ou le McLaren Technology Group, il ne s’agit pas prioritairement de F1, même si le transfert des technologies de pointe de la F1 pèserait lourd. L’idée de retrouver Apple et la F1 dans un spectre commun est surtout excitante pour les fans et les écuries car elle ouvrirait le champ des possibles, notamment sur le plan marketing et technologique. Un tel rapprochement aurait également une portée symbolique à l’heure où la F1 vient d’être vendue à un nouvel actionnaire et au virage d’un nouveau cap technique pour la saison 2017.

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