Monaco, cette exception de la Formule 1

On connaît Indianapolis pour les US, Aix-la-Chapelle pour l’équitation, Kitzbühel pour le ski, Wimbledon pour le tennis. Et Monaco pour la Formule 1. Oui, Monaco est une marque. Une marque forte de la Formule 1. Une marque avec son univers si spécial, et avec une identité qui va la différencier de toutes les autres. Saison après saison, championnat après championnat, tour après tour, l’engouement est toujours le même, la passion reste intacte.

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SINCE 1929

Caractéristique majeure de son identité, une marque possède une histoire, et Monaco ne déroge pas à cette règle. Le Grand Prix, qui existe depuis 1929, fait figure de repère. Son histoire s’est écrite au fil de mythes restés dans les consciences collectives : l’accident d’Alberto Ascari dans le port en 1955, les 6 victoires de Senna tout comme son abandon de 1988, la victoire de Michael Schumacher en 1997 avec 1 tour d’avance sur tous les autres lors d’une course chaotique, ou le diamant perdu de la Jaguar de Christian Klien en 2004.
Au fil des saisons, cette histoire façonne notre imaginaire : la course automobile a pour habitude de rouler de circuits en circuits… et puis un jour, lors d’un week-end printanier, quasi-estival, elle fait escale à Monaco : on se retrouve en pleine ville, la sonorité des moteurs paraît différente, la Côte d’Azur et son soleil tapant sur le bitume vous emmène de Sainte-Dévote à Anthony Noghès : les monoplaces vont sortir de ce mythique tunnel à 300 km/h avant de longer la mer, là où la silhouette des F1 et l’ombre portée des yachts se confondent.

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LES MARQUES DANS LA MARQUE : LES COUPS DE COM’ RESTENT DANS LES ESPRITS

Bien sur le Rocher on veut voir… et être vu. Mais c’est aussi le Grand Prix que tout le monde voit : les passionnés comme les non initiés, mais aussi les stars que l’on croise chaque année sur le Grand Prix. Et pour cause, a quelques kilomètres du circuit se déroule le Festival de Cannes. Ainsi, en 2005, Red Bull arborait les couleurs de Star Wars, avec la visite de Georges Lucas et plusieurs de ses personnages. C’est ce qu’on appelle un coup médiatique parfait : le motor-home (posé sur l’eau pour l’occasion) et les deux monoplaces de l’équipe autrichienne portaient les couleurs de Star Wars, sans oublier les mécaniciens déguisés lors des ravitaillements. Autre coup d’éclat mémorable, la venue des Daft Punk en 2013 pour la promotion de leur album Random Access Memory. D’ailleurs, l’écurie Lotus était en partenariat avec Columbia Records, la maison de disque des Daft Punk. Le duo électro français portait d’ailleurs la combinaison Lotus, ainsi qu’un casque, mais ça c’est plus habituel de leur part.

F1 - MONACO GRAND PRIX 2012

UN IMAGINAIRE FAÇONNÉ

La marque Monaco fait écho à un certain nombre de valeurs, qui ont été dessinées par cette histoire évoquée précédemment : certes Monaco nous évoque le glamour, le prestige, l’esthétisme. Mais pas seulement… Si tous rêvent de gagner, Monaco se mérite, et la moindre faute envoie le pilote dans le rail de sécurité. Ce joyau du calendrier demeure une course à l’ancienne, un miracle permanent qui serait, comme le disait Heinz-Harald Frentzen en 1998, comme « conduire un hélicoptère dans une salle de séjour ». Ce n’est donc pas pour rien qu’une victoire en principauté élève un pilote au rang de champion. Il n’y a donc pas que la tenue de soirée qui est exigée, l’excellence l’est aussi. Sans elle, pas de résultat sur les 3.3 kilomètres princiers. Pour dompter le virage de la Piscine et celui de la Rascasse, être à la limite durant 78 tours ne suffit pas. Patience et dextérité sont recommandés.

Entre passion et tradition, entre aspect spectaculaire, coup de com’, image dorée et pilotage de haute précision, voilà les caractéristiques communes sur lesquelles Monaco et la F1 se rejoignent… cela explique probablement pourquoi ce couple demeure indissociable depuis 1950.

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